Trahison Sentimentale.
Prologue.
La cité de Konoha est en émois. Ce soir sera donné en l'honneur de la nouvelle école, une cérémonie d'inauguration en plein air, sous le ciel étoilé de la capitale du pays du feu. Tout le monde attend cet instant, qui se déroulera dans les jardins de la demeure principale, sous les yeux de toutes les personnes qui souhaitent être présentes lors de cet évènement. La ville est en ébullition et tout le monde s'active pour que la nuit reste mémorable. Civils, commerçants, soldats... Il n'y a personne laissé pour compte dans cette joyeuse et très attendue entreprise.
Le chef de la cité de Konoha, Maître Hyashi Hyugâ, regarde les préparatifs de sa somptueuse soirée se monter à une vitesse ahurissante. Satisfait, il ne lâche pas du regard ses fidèles sujets dont il est l'esclave politique. Chef de la communauté de la cité de Konoha, il est aussi à la tête du Conseil des anciens, des troupes militaires, de la culture, et de l'économie du pays...
Le Maître Hyashi Hyugâ est connu, et aimé de tous. Homme de c½ur, il mène son pays comme personne ne pourrait le faire, et que personne ne pourra égaler, tant son charisme est puissant et son savoir est grand. Le peuple l'aime. Il aime son peuple...
Le maître Hyashi a eu une vie exemplaire. Fils de propriétaire de dojo, il a su tiré profit de l'enseignement strict de son père et a oeuvré sans relâche comme militaire durant des mois. Gagnant ses galons un à un, comme n'importe quelle personne, il a pu se faire de nombreux alliés et a été très remarqué du peuple lors de sa victoire face aux rebelles, il y a de cela, environ trente ans. Vermine méprisée, ces opposants ont faillit empêcher le bon Maître Hyashi de ne jamais remporter la victoire. C'est gravement blessé, qu'il arriva au poste de chef de la cité de Konoha. Jusqu'aujourd'hui.
Aujourd'hui, Maître Hyashi possède la confiance de ses sujets. Jamais un villageois n'est venu se plaindre, jamais un cas pendable ne fut laissé impuni, jamais injustice n'eut lieu.
Plus qu'un Homme, le chef de ce pays est un symbole. Soutenue par sa femme et ses enfants, il offre la confiance tant attendue par les habitants de Konoha.
Maître Hyashi Hyugâ goûte un met que l'on vient de lui apporter sur un plateau en or massif.
_Nom.
_Kakashi Hatake, Monsieur.
_C'est infect. Vous êtes renvoyé. Crache t-il.
_Bien monsieur. Dit il en repartant en cuisine pour rendre son tablier.
Maître Hyashi retourne dans ses appartements et s'enferme pour se préparer.
La réception de ce soir doit être parfaite. De grands hommes seront là et rien ne doit être négligé. Les laquais, il y en a des milliers en ces temps. Selon Maître Hyashi, un mauvais serviteur ne doit pas exister !
Il faut que les visiteurs repartent ce soir avec la certitude que :
«
A Konoha, tout est parfait, et tout le monde est heureux. »
**
Une jeune femme marche dans un long couloir du deuxième étage de la demeure principale de Konoha. Tenant entre ses mains une bassine d'eau chaude, elle fait bien attention à ne pas renverser une seule goutte : c'est pour le bain de la fille du maître de cette maison ; et tout le monde sait que si elle n'est pas satisfaite, son père sera au courant.
Et il n'apprécie pas que sa fille se plaigne, paraît-il...
La jeune femme aux cheveux noués en deux boules sur sa tête pénètre dans la salle d'eau de sa jeune maîtresse, après avoir difficilement ouvert la porte. Elle avance vers le centre de la pièce, et déverse doucement le liquide dans l'immense baignoire aux pieds en or blanc...
_Ce n'est pas trop chaud ? Demande la brune à sa maîtresse avec une certaine crainte.
_Non. Dit la femme qui se prélassait dans le bain. C'est parfait. Merci beaucoup Tenten-san !
La brune fait une petite révérence, bien soulagée, et commence à se retirer lorsque :
_Excuse moi Tenten-san, mais... Peux-tu m'aider ? Demande la fille en lui tendant un tissu humide.
_Bien, Madame...
Tenten retourne là où elle était il y a deux minutes, et se met à genoux pour commencer à nettoyer le dos de la fille dans l'eau. Mouillant abondamment le linge, elle ne mollissait pas dans sa tâche et continuait sans s'arrêter de frotter la peau si pale de sa maîtresse. Si elle ne plaît pas, elle perdra sa place.
_Dis moi, Tenten-san...
_Madame... ?
_Ne m'appelle plus comme ça ...
_Pardon ?
_ Ne m'appelle plus «
Madame », s'il te plaît...
_Mais, je ne vous suis pas...
_Je suis désolé de te dire qu'avec moi, ces politesses ne sont pas utiles. Dit elle confuse. Je ne souhaite pas que tu me montres un respect si tu n'en as pas envie...
_Et comment dois-je vous appeler alors ?
_Hinata. Comme les autres domestiques de cette maison lorsque je suis seule avec eux. En publique, par contre, tu seras obligée de m'appeler «
Madame », pour ne pas perdre ton travail car mon père est très à cheval sur les règles, et j'en suis désolée...
Tenten sourit doucement, tête penchée, et dit un petit :
_Très bien, Hinata-sama...
_
-Chan. Corrige la jeune femme. Hinata-chan. Et on se tutoie...
La servante rit aux éclats.
_Si on m'avait dit que je serai accueillie comme ça pour mon premier jour, j'aurai signé depuis longtemps ! Rit la brune en continuant de nettoyer Hinata. C'est la première maison où je suis employée et, c'est pas plus mal !
Hinata demande à sa suivante de lui apporter une serviette. Ce qu'elle fait docilement en sautillant. La fille sort de l'eau et se drape rapidement du drap de bain, aussi pudique que gênée...Comprenant la situation, la jeune femme sort avec un petit sourire sur le visage.
Hinata reste seule. Préférant son intimité pour ces moments. Elle se sèche rapidement, et commence à enfiler sa chemise de nuit, qui se trouvera sous son kimono de soirée. Glissant sur sa peau blanche, l'habit vint se poser de travers sur elle. Elle ajuste son vêtement qui lui retombait un peu plus bas que les genoux et appelle sa suivante, qui arrive immédiatement.
Hinata s'assoie sur le siège devant la sublime coiffeuse sur lequel se trouvent d'innombrables produits de beautés, de maquillages, de parfums, et tous, de très bonne qualité...
L'Hyugâ saisit une brosse à cheveux et commence à coiffer sa longue chevelure violette. La brune lui prend doucement l'objet et le fait à sa place.
_A quoi je sers sinon ? Dit elle en souriant tout en commençant à démêler les cheveux
Hinata sourit elle aussi, espérant que la fille voit son reflet dans le miroir : car elle espère qu'elles deviennent rapidement amies. Hinata, étant la fille du chef de Konoha, ne peut se permettre de sortir comme bon lui semble en dehors du jardin de la demeure ancestrale. Forcément, elle a peu d'amis, et tous, sont des domestiques ou presque...
_Hinata-chan ?
_Oui, Tenten-chan ?
_Tu vas à la réception de ce soir dans le jardin principal de Konoha ?
_Oui, souffle Hinata. Je dois être présente lors des grandes occasions, comme les repas entre les dirigeants des pays voisins, les sorties officielles, les inaugurations... Et il faut dire que son projet d'instruire tous les enfants de la Cité de Konoha est une première à notre époque et qu'avec lui, le progrès ne s'arrête pas !
_Oui ! Acquiesce Tenten en souriant. Nous sommes fier de cette école dans ma famille !
_Tant mieux ! Je ne me lasse pas de l'entendre !
_Mon jeune cousin doit même y faire son entrée bientôt ! S'exclame la domestique. Vous devez être fière de votre géniteur avec toutes les fêtes qu'il donne chez vous ?
Hinata continue de sourire mais ne répond pas ; encore une soirée comme toutes les autres. Elle se lasse un peu de toute cette mondanité dans laquelle, elle a été plongée depuis toute jeune. Mise à part ses cinq premières années où elle vivait chez une nourrice, la jeune Hinata avait toujours connu le luxe et le superficiel.
Hinata est superficielle lorsqu'il s'agit de choses
belles. Les estampes traditionnelles de plusieurs mètres de long, les vases d'Oto, réputés pour la précision de l'émail, les fines broderies d'un kimono d'été... Et sa vie est
belle.
Elle s'amuse beaucoup, elle étudie autant qu'elle le souhaite, elle peut lire tous les romans qu'elle souhaite, elle se trouve un peu jolie, elle peut manger à sa faim, elle dort autant qu'elle le désir, et elle est respectée par son entourage... Malgré que son père soit assez exigent avec elle, et qu'il ne lui laisse que peu de liberté, elle aime sa position. Elle aime le statut d'héritière de Maître Hyugâ et fait tout pour mériter les espoirs que mettent ses proches en elle. Donc, par définition, elle aime être : Elle. Hinata Hyugâ. Fille du chef. Fille d'un grand homme. Fille promise à un homme grand : Le Destin.
_Hinata, on va maintenant passer au plus sérieux. Le maquillage. L'habillage et la coiffure.
_Je n'ai pas le choix on dirait, rit elle.
Car comme dit la doctrine de la Cité de Konoha :
«
A Konoha, tout est parfait, et tout le monde est heureux. »
**
Alors que deux jeunes femmes riaient comme si elles se connaissaient depuis de longues années, des coups brefs et décidés se firent entendre au dehors de la chambre et coupèrent court aux exclamations.
_Hinata-chan, puis-je entrer ? Demande une voix grave derrière la porte.
La jeune servante alla ouvrir à l'homme qui se découvrit être Neji Hyugâ. Le fils unique du frère jumeau de Maître Hyashi Huygâ qui est mort depuis maintenant une dizaine d'années...
_Es-tu prête ? Demande t-il en entrant avec de grandes enjambées.
_Presque, dit-elle en souriant. Grâce à Tenten-chan, j'ai mis beaucoup moins de temps que d'habitude !
_Tant mieux ! S'exclame le cousin en riant. Tu es trop tête en l'air et si l'on ne te materne pas un minimum, tu es toujours en retard...
_Oui, mais maintenant j'ai Tenten-chan ! J'irais beaucoup plus vite ! Elle est très professionnelle et très habile de ses mains pour maquiller !
Neji se retourne brièvement et regarde la jeune servante. Ses grands yeux blancs la fixèrent et un petit sourire en coin alla se loger sur ses lèvres ; les joues de Tenten étaient encore rouges des rires qu'elle avait tut en se faisant violence. Immobile, elle n'osait rien dire. Il était trop grand socialement pour oser parler en sa présence.
_J'ai l'impression que vous faite déjà la paire, vous deux...
Il soupira de fatigue en imaginant ce qui l'attendra si ses hypothèses sont fondées, et changea radicalement de sujet. Voyant qu'il gênait la brune...
_Il est l'heure. Nous devons y aller, Hinata...
La jeune femme prend une broche à cheveux qu'elle tend à son amie et attend que celle-ci lui installe. Une fois l'entreprise finie, Hinata se regarda dans le miroir.
Pour une fois, elle se trouvait magnifique. Elle s'était promise qu'aucun défaut ne sera trouvé dans sa somptueuse tenue composée d'un kimono bleu aux broderies représentant un cerisier en fleur en fils de milliers de couleurs aussi attractives que reposantes. Engagement tenu à sa plus grande joie grâce à sa nouvelle amie. Le col étant relevé sur la nuque, il lui donnait au moins trois années de sagesse en plus et une impression de confiance en elle conséquente. Son maquillage était fin, relevant ses traits parfaits, et les contours noirs qui enlaçaient ses pupilles blanches, comme la neige fraîchement tombée lors d'une rude nuit d'hiver, faisaient un contraste vertigineux qui emplissait son regard de douceur. La fraude colorée était comme une nuit, qui emprisonnerait la lune d'une couche tendre, de superficiel...
Ses longs cheveux, coiffés avec une élégance fragile d'une broche représentant une branche du même arbre que son kimono, étaient aux regards d'une douceur incomparable. Nul besoin de les caresser pour le savoir, la brillance de ceux-ci confirmaient toutes hypothèses les concernant...
La jeune Hinata regarda son cousin qui lui était simplement vêtu d'un kimono noir, traditionnel pour les hommes de hauts rangs et d'une ceinture blanche qui lui entourait les abdominaux. Ainsi simplement affublé, en allure d'homme droit, il faisait chavirer les coeurs avec ses longs cheveux noirs noués aux pointes. Et ce soir encore, il aurait la chance de se faire aborder par toutes les prétendantes au rôle d'épouse...
_Allons y alors, Neji-kun. Je ne voudrais pas dire, mais tu nous mets en retard ! Rit elle.
_Tu es bien moqueuse ce soir. Dit il en lui tendant le bras en souriant, qu'elle prit volontiers.
Le couple allait sortir de la chambre lorsque la fille se retourna vivement en lançant des grands appels pleins d'espoirs par ses magnifiques yeux maquillés à son amie tout en disant enjouée :
_Tu viendras bien ce soir !?
_Je travaille comme servante. Je suis obligée d'être présente jusqu'à ce que vous soyez dans votre couche, Hyugâ-sama...
_Tenten-chan ! S'exclame Hinata.
_Ce n'est pas en ma présence qu'il faut reprendre les usages, dit calmement Neji à l'employée. Ici, il manque un peu de convivialité par moments... J'encourage votre amitié, et naturellement, votre proximité.
Tenten se permit un sourire et laissa les deux bourgeois sortir de la chambre, en regardant le tendre sourire de la fille qui la salua une dernière fois par l'embrassure de la porte pour aller se rendre dans le jardin où la cérémonie allait s'engager. La fête allait enfin commencer. Aussi somptueuse que prévue, aussi grandiose que souhaitée. Comme voulu, au niveau des attentes, si ce n'est plus, du bon peuple de la cité de Konoha...
Cette soirée sera mémorable car :
«
A Konoha, tout est parfait, et tout le monde est heureux. »
**
Ils sont tous derrière lui. Confiants. Fidèles. Ils veulent tous reconstruire un nouveau destin. Et partir de rien. Ensembles. Loin de toutes contraintes, de tout problèmes. Ils souhaitent pouvoir s'épanouir. Et c'est pour ça que, ce soir, ils attaquent. Ils bouteront ce menteur, cet escroc, ce vil Hyashi. Il prendra leur colère pour balle brûlante et ne pourra la redonner à un voisin.
Oui, ce soir, ils reconstruisent leur vie, en enlevant celle du chef de la cité de Konoha, et de ses proches.
Ce soir, la fête est finie car :
«
A Konoha, tout est scandaleux, et tout le monde se soumet. »
**
_Hanabi ! Hanabi ! Dit la voix d'Hinata.
_Hmmmm... Chut. J'dors...
_On n'a pas le temps ! Bouge ! S'exclame brusquement celle de Neji.
La petite fille sort la tête de ses draps et regarde son cousin et sa s½ur s'agiter dans tous les sens. Ils couraient d'un bout à l'autre de la pièce et attrapaient des objets et des vêtements qu'ils fourraient en vrac dans des sacs immenses. La petite Hanabi pu remarquer les visages terrifiés des deux Hyugâ lorsqu'ils se rapprochèrent d'elle pour la vêtir de son manteau : Mais elle n'est même pas habillée. Pourquoi doit elle mettre sa veste, et aussi tard?
_Dépêche toi, Onee-chan ! Dit Hinata sur un ton suppliant. On a pas le temps de t'expliquer!
_Mais...
_Ne discute pas ! Crie presque Neji en jetant l'habit sur le lit.
Hanabi, peut désireuse de se faire encore crier dessus, enfile rapidement son manteau. Mais alors que son bras était coincé dans le revers de la manche et qu'elle allait se plaindre, son cousin plaqua la paume de sa main sur la bouche de l'enfant. Arrêtant ainsi tous les gestes de la chambre.
_
Cherchez partout ! S'écrit des voix dans le couloir.
On doit tous les avoir !_Merde ! Souffle Neji avec rage. Ils sont arrivés trop vite !
Dans un mouvement brusque, il attrape la petite fille et donne un gros sac à dos à sa cousine aux cheveux violets et la tire vivement vers la fenêtre centrale de la pièce.
_Sort de cette chambre, Hinata !
_Non. Nous restons ensemble !
_Descend la première ! Crie t-il.
Des hurlements se font entendre dans le couloir ; Hinata fait un pas pour aller porter un secours qu'elle sait déjà inutile, mais Neji la retient par le bras avec force. Demain, elle aura sûrement un bleu à l'endroit où il la touche.
_Ils sont là pour détruire le parti. Et en même temps supprimer ton père et tous ceux qui ont un rapport avec lui. Nous sommes des cibles. Surtout nous qui sommes les héritiers d'Hyashi!
Hinata après une seconde d'hésitation se décide, elle jette le sac, et passe une jambe par la fenêtre. Elle saute du premier étage. Et tombe durement sur le sol, mais se relève assez vite.
_Rattrape Hanabi. Dit il.
_Ne me lance pas ! Dit la fillette en s'accrochant au pyjama de son cousin.
Il passe la gamine par l'ouverture et la lâche dans le vide. L'ainé la saisit au vol et la tient fortement dans ses bras. Le garçon jette une série d'objet comme des sacs, un katana...
Il commence à préparer son saut lorsque des bruits se font entendre dans la chambre.
_
Attrapez le ! Crie une voix.
Les deux s½urs, se retenant d'hurler, regardent leur cousin entamer un combat et disparaître dans la chambre qu'il n'avait pu quitter à temps. Elles entendirent des voix parmi les bruits de sabres qui s'entrechoquaient : dont celle de Neji qui leur hurlait de partir et d'aller se cacher.
Hinata serre fort sa petite s½ur contre elle et attrape le katana au sol. Laissant les sacs derrière elles. Et les deux s'enfuient dans la nuit. Il les rejoindra, il n'a pas le choix.
Elle court dans le jardin principal de la demeure où, il a à peine trois heures se tenaient des centaines de personnes, et traversant les diverses végétations, se précipite dans le bois. D'habitude, des gardes surveillent la lisière la nuit comme le jour mais ce soir ; l'exception confirme l'attaque des rebelles, les gardes devaient être morts ou pire : capturés. Hinata déteste les rebelles. Des êtres immatures. Pour la plupart illettrés, comble l'intolérable aujourd'hui alors que son père fait tout pour que tous les habitants de la cité de Konoha soient instruits.
Ils n'ont aucun respect. Aucune décence d'esprit. Pas d'honneur.
Elle court toujours, sentant ses muscles brûler sous sa peau et son c½ur s'emballer toujours de plus en plus vite. Mais elle n'écoutait pas son corps. Continuant de courir avec plus de pulsions dévastatrices dans les jambes, serrant l'enfant contre elle comme jamais elle ne l'a serré de sa vie. Elle continue, et sans arrêt vers une destination inconnue.
Elle entend des cris dans les bois. Des hurlements de déments, possédés par la folie meurtrière. Courant encore à s'en arracher les poumons ; Hinata remarque un buisson assez touffue. Elle s'arrête devant et y cache sa petite s½ur sans la ménager.
_Reste là. Dit elle avec autorité.
_Ne pars pas ! Supplie l'enfant.
_Je vais chercher Neji. Si tu bouges, je te jure que je te ferais la tête jusqu'à ma mort !
La gamine, naïvement, accepte que sa s½ur la laisse seule.
_Ne fait pas un bruit.
Elle repart en sens inverse. Mais elle n'eut pas à aller très loin, car elle trouva son cousin, en piteux état mais bien vivant, à quelques centaines de mètres de la demeure familiale. Une plaie inquiétante sur le torse, et il saignait abondamment. Elle ne fit pas d'histoire concernant cette blessure avant d'être retournée auprès de la dernière des Hyugâ. Cachés dans le buisson.
_J'me suis fait prendre en ciseaux. Dit il en regardant sa cousine déchirer le bas de sa chemise de nuit en la raccourcissant jusque mi cuisse. J'ai pu sauter par la fenêtre avant que ça ne me soit fatal. Continue t-il en gémissement de douleur lorsqu'elle appuya sur l'hémorragie. Une chance que tu sois retournée en arrière, je n'aurais pas pu...
Il pousse un petit cri de douleur qui est très vite étouffé par les petites mains de la benjamine.
_Chut, souffle la fillette en caressant affectueusement les longs cheveux du garçon.
Des cris retentirent au loin. Perçants et effrayants. Ils ne troublèrent pas l'infirmière temporaire Hinata qui banda comme elle pu l'entaille, grande d'une bonne vingtaine de centimètre, si ce n'est plus. Une fois le pansement de fortune fait, Hinata ne perdit pas une seconde. Elle saisit le katana, et sortit du buisson. Elle dit préalablement avant de s'enfuir dans la nuit:
_Je reviens, juste le temps de les attirer ailleurs. Attendez moi...
Ce fut au tour de Neji de coller sa main sur la bouche d'Hanabi, qui tenta de retenir l'autre fille. Mais, conscient de leur cachette minable, ils ne pouvaient pas se permettre de ne pas faire de diversion. Ils la laissèrent partir seule, l'une trop jeune, l'autre blessé, se jeter dans les mains de l'ennemi.
C'était la dernière image qu'Hanabi et Neji eurent d'Hinata Hyugâ.
**
Des millions de questions assaillaient Hinata alors qu'elle attaquait des rebelles. Pourquoi ce soir ? Pourquoi eux ? Pourquoi maintenant, après ces années de silence ? Y avait-il un sens à vouloir assassiner des gens ? Que voulaient-ils tellement pour frapper en pleine nuit et aussi nombreux ?
Elle ne comprenait pas, alors, lorsqu'elle tombait nez à nez avec un opposant, elle agitait dans des envies de violences son arme et rendait les échanges de fers aussi tendue que sa haine à leur encontre. Ils suivaient ses coups du regard et tombaient sous le choc du Katana contre eux.
Elle déteste les rebelles. Ils ont blessé Neji. Dessein impardonnable, elle voyait clair dans le jeu de ces gens là. Ils voulaient juste se rendre intéressant et faire un coup d'Etat. C'était raté. Elle est là, et elle protégera les siens et Konoha, de l'attaque de ses naïfs.
_
HINATAAAAA !!
Elle se tourne rapidement et voix sa nouvelle suivante qui se faisait emmener plus profondément par des hommes dans la forêt. N'écoutant que sa rage, l'héritière partit en courant dans la direction des cris de Tenten. Tenant à présent son épée à deux mains, ruisselante de sang, elle se jette à corps perdu pour arracher son amie des griffes acérés de ces rapaces puants.
Deux hommes tiennent la brune, l'un a un tatouage en triangle rouge inversé sur chaque joue et un sourire carnassier satisfait. L'autre, des petites lunettes rondes noires et un gigantesque manteau qui empêche la fille de deviner sa silhouette.
Tenten hurlait toujours en se débattant. Décoiffée, vêtemements de fonctions entrouverts. Elle gesticulait violemment pour tenter d'éviter ce qui allait sûrement se passer. Ce qui se passait souvent dans les nuits de doutes et de changement de politique. Hinata voyait tout cela dans son regard. Elle comprenait les tremblements de peur de son amie : soulager des besoins primaires d'hommes, et ensuite être tuée sauvagement. Hinata, en ne lâchant pas son arme, attaqua les deux garçons.
Commençant par le tatoué, elle lance plusieurs coups d'épées répétés dans le vent pour qu'il recule le plus possible vers les arbres derrière lui. Il esquive chaque attaque, et brutalement, il saute au dessus d'elle dans une pirouette vertigineuse et donne à Hinata un coup violent dans le dos. Par derrière. C'était un traître. La rage de l'héritière prit un autre tournant. Elle utilise sa chute vers le sol pour contrebalancer son poids et donner un coup avec ses jambes dans la tête de son adversaire qui s'écroule. Sonné par le choc de son crâne contre la terre, il sombre. Vaincu.
Hinata se relève à la vitesse d'un félin et fait face à son nouvel adversaire. Il tient Tenten par le poignet. Elle, gesticulant à grand geste pour se détacher. Lui, immobile, comme insensible aux mouvements de la servante. Tenten hurle à la violette de s'enfuir. De ne pas le combattre car il est trop fort. Hinata s'élance, ignorant les appels de sa nouvelle amie, et frappe de toutes ses forces l'homme.
Il esquivait avec une facilité déconcertante. Utilisant parfois son environnement pour contrer les coups de la lame; folle de rage. Une branche pour dévier. Une pierre en bouclier. Ces choses qu'il sortait de nul par faisaient de lui un excellent combattant. Elle savait qu'il allait être dur de le combattre, alors elle décida d'abréger son combat.
Elle saute sur le côté, attrape Tenten à la taille, l'arrachant à son ravisseur pour la déposer plus loin et rengage le duel. Il tient maintenant un couteau. Il ressemble aux sabres de suna, large, long, et courbé pour offrir les meilleurs mouvements. Ils s'élancent tout deux l'un contre l'autre et enchaînent les attaques : un combat chorégraphié aurait fait le même effet à Tenten qui regardait la scène.
Apres plusieurs minutes d'échanges vains, le type frappe le visage d'Hinata qui va atterrir un peu plus loin, contre un arbre. Il fonce vers elle comme un dément, avec en fond sonore, les hurlements possédés de la suivante... Elle roule sur le côté et, esquivant de peu l'attaque, assène un violant coup de paume sur la tête de son adversaire. Il tombe au sol. Evanouit...
La Hyugâ, se remettant de ses coups reçus, court vers Tenten et lui attrape la main en la tirant avec elle dans sa course. Elles partent sans se préoccuper de ses ennemis battus. Ces hommes seront exécutés au lever du soleil par son père, elle le sait très bien.
Elles couraient main dans la main et lorsque Tenten tomba au sol, Hinata s'effondra aussi.
_Relèves toi, vite ! S'écrit Hinata en la tirant par le poignet.
Mais la fille ne se relevait pas, pétrifiée, les larmes de terreur dévalant ses joues.
_Vite, supplie Hinata. Tenten ! Neji et Hanabi sont cachés, on va aller avec eux pour être en sécurité.
_Hinata... Sanglote l'adolescente.
_Je suis avec toi, n'ai pas peur ! Je te protège Tenten !
_Pardon...
_Lèves toi, vite, ils arrivent !
_Pardon...
_Mais pourquoi ? Pourquoi tu dis ça ?
_Je ... Je ... Pardon, Hinata...
L'héritière n'entendit pas la suite. Elle se reçu un violent coup derrière la tête qui la fit tomber au sol. Elle tente de se relever, mais en vain. N'entendant que les hurlements horrifiés de son amie qui la regarda tomber durement au sol...
Elles avaient été rattrapées...
Hinata sombre, laissant Tenten aux mains des rebelles, sa jeune soeur et son cousin dans leur buisson. Inconsciente des évènements suivants...
**
_Ne la touchez pas. S'écrit Tenten.
_Mais qu'est ce qui te prend Ten' ?! S'écrit une fille.
_
Ne la touchez pas ! Je vous interdis de la tuer ! Rugit cette dernière.
Elle se rue sur le corps inanimé de sa maîtresse, et lui prend la tête entre ses mains, dans un geste maternel pour la protéger de ses amis.
_Je vais demander au chef de l'épargner. Elle... Elle a voulu me sauver. Mais il n'y avait aucun risque. Elle... Elle ne savait pas que c'était une mise en scène. Elle ne voulait que... Me protéger... De ceux que nous avons... Voulu lui faire... Croire...
_C'est très beau, Tenten, soupire un garçon, mais en attendant, elle a foutu Kiba et Shino hors circuit.
_C'était le risque, Lee ! Dit elle rageuse. Ils ont fait les malins, ils savaient très bien qu'il faut se méfier des Hyugâ ! Ils n'ont même pas eu le temps de montrer de quoi ils sont capables !
Elle serre contre elle la fille aînée de leur plus grand ennemi. Ignorant complètement les blessures des combats précédant qu'elle pouvait avoir. Ignorant l'avis de ses compagnons d'armes et d'idéaux.
_C'est une ennemie ! S'écrit un autre garçon. Il faut l'abattre ! Ce sont les ordres !
_J'ENMERDE LES ORDRES ! Hurle t-elle.
_Tenten... Soupire une fille.
_Temari... Dit la fausse servante en pleurant de plus en plus fort. Je t'en prie ...
_Je pense qu'il faut laisser le choix au chef. Dit une voix masculine qui imposa le respect des jeunes rebelles. Il est le plus apte à contredire ses propres règles. Tenten, attaches là, nous l'emmenons au quartier général. Si tu veux la garder en vie, tu l'exposes à la colère du chef...
_Merci. Sanglote t-elle. Merci Kakashi...
_Equipe Suna, allez chercher les deux tapettes qui se sont fait écraser. Equipe 10, aidez Tenten à la porter. Et gardez bien le katana !!
Kakashi fait signe aux autres unités de le suivre avec un geste de la main et ils partent dans la nuit vers le lieu de rendez vous de tous les membres de leur grande famille...
_Nous ferons un petit colis à Papa Hyugâ avec...
**
Voilà ! Le prologue est terminé .
Je tenais d'abord à vous dire, que je suis heureuse de commencer cette fiction en parallèle de ma première qui est en cours d'écriture,
La Belle et le Clochard, que je vous invite à lire si vous n'avez pas eu l'occasion...
Pourquoi en commencer une autre?
Juste pour essayer de vous présenter autre chose. Un autre univers. Vous faire découvrir les choses que je peut créer lorsque je m'ennuie et dont j'espère, pourra vous divertir et vous faire passer d'agréables moments !
Evidemment cette histoire sera un U.A.
Et voilà =D
Merci de faire péter le compteur de commentaires ici, de dire vos impressions et de critiquer avec vos points de vue ! Ca m'aidera beaucoup !!
Merci d'avoir lu et à bientôt !!
M-chan.