On recommence !

Trahison Sentimentale.


La cité de Konoha est la capitale du Pays du feu. Elle est dirigée par le bon Maître Hyashi Hyugâ, qui est le meilleur homme sur terre et qui restera l'exemple à suivre, donné aux enfants pour devenir un homme gentil et généreux. La nuit de l'inauguration de la nouvelle école de la cité de Konoha fondée par le Maître Hyashi Hyugâ, les rebelles, ennemis du parti unique du pays, attaquent la ville et enlèvent l'héritière du chef...

La jeune femme se réveillera dans une cellule en compagnie d'un autre détenu, Naruto Uzumaki, soldat des troupes d'élite de l'armée de Konoha...

Du moins... C'est ce que tout le monde croit ...

Mais la question que soulève l'histoire que je vous présente est : Peut-on pardonner les trahisons ?


____________Prologue.
Chapitre 1 : Son Réveil.
Chapitre 2 : Sa Tentative.
Chapitre 3 : Sa mission.
Chapitre 4 : Son Chocolat.
Chapitre 5 : Son Steack.
Chapitre 6 : Sa Colère.
Chapitre 7 : Sa Révélation.


[01]
[100][200][300][400][500][600][700][800][900]







[En Construction.]

Chuck Norris sait ce que veulent les femmes : lui.

Quand Chuck Norris perd son temps, il le retrouve toujours.

Chuck Norris n'aime pas la violence gratuite, après avoir frappé ses victimes il leur fait une facture
.

Allez, juste pour rire un peu de ce monde de brute ...


Une chanson pour nos amis les Geek. ♥

# Gepost op maandag 13 april 2009, 12u54

Gewijzigd op zondag 22 november 2009, 12u22

Trahison Sentimentale. Prologue.

Trahison Sentimentale. Prologue.
Trahison Sentimentale.

Prologue.






La cité de Konoha est en émois. Ce soir sera donné en l'honneur de la nouvelle école, une cérémonie d'inauguration en plein air, sous le ciel étoilé de la capitale du pays du feu. Tout le monde attend cet instant, qui se déroulera dans les jardins de la demeure principale, sous les yeux de toutes les personnes qui souhaitent être présentes lors de cet évènement. La ville est en ébullition et tout le monde s'active pour que la nuit reste mémorable. Civils, commerçants, soldats... Il n'y a personne laissé pour compte dans cette joyeuse et très attendue entreprise.

Le chef de la cité de Konoha, Maître Hyashi Hyugâ, regarde les préparatifs de sa somptueuse soirée se monter à une vitesse ahurissante. Satisfait, il ne lâche pas du regard ses fidèles sujets dont il est l'esclave politique. Chef de la communauté de la cité de Konoha, il est aussi à la tête du Conseil des anciens, des troupes militaires, de la culture, et de l'économie du pays...

Le Maître Hyashi Hyugâ est connu, et aimé de tous. Homme de c½ur, il mène son pays comme personne ne pourrait le faire, et que personne ne pourra égaler, tant son charisme est puissant et son savoir est grand. Le peuple l'aime. Il aime son peuple...

Le maître Hyashi a eu une vie exemplaire. Fils de propriétaire de dojo, il a su tiré profit de l'enseignement strict de son père et a oeuvré sans relâche comme militaire durant des mois. Gagnant ses galons un à un, comme n'importe quelle personne, il a pu se faire de nombreux alliés et a été très remarqué du peuple lors de sa victoire face aux rebelles, il y a de cela, environ trente ans. Vermine méprisée, ces opposants ont faillit empêcher le bon Maître Hyashi de ne jamais remporter la victoire. C'est gravement blessé, qu'il arriva au poste de chef de la cité de Konoha. Jusqu'aujourd'hui.

Aujourd'hui, Maître Hyashi possède la confiance de ses sujets. Jamais un villageois n'est venu se plaindre, jamais un cas pendable ne fut laissé impuni, jamais injustice n'eut lieu.

Plus qu'un Homme, le chef de ce pays est un symbole. Soutenue par sa femme et ses enfants, il offre la confiance tant attendue par les habitants de Konoha.

Maître Hyashi Hyugâ goûte un met que l'on vient de lui apporter sur un plateau en or massif.

_Nom.
_Kakashi Hatake, Monsieur.
_C'est infect. Vous êtes renvoyé. Crache t-il.
_Bien monsieur. Dit il en repartant en cuisine pour rendre son tablier.

Maître Hyashi retourne dans ses appartements et s'enferme pour se préparer.
La réception de ce soir doit être parfaite. De grands hommes seront là et rien ne doit être négligé. Les laquais, il y en a des milliers en ces temps. Selon Maître Hyashi, un mauvais serviteur ne doit pas exister !

Il faut que les visiteurs repartent ce soir avec la certitude que :



« A Konoha, tout est parfait, et tout le monde est heureux. »


**


Une jeune femme marche dans un long couloir du deuxième étage de la demeure principale de Konoha. Tenant entre ses mains une bassine d'eau chaude, elle fait bien attention à ne pas renverser une seule goutte : c'est pour le bain de la fille du maître de cette maison ; et tout le monde sait que si elle n'est pas satisfaite, son père sera au courant.
Et il n'apprécie pas que sa fille se plaigne, paraît-il...

La jeune femme aux cheveux noués en deux boules sur sa tête pénètre dans la salle d'eau de sa jeune maîtresse, après avoir difficilement ouvert la porte. Elle avance vers le centre de la pièce, et déverse doucement le liquide dans l'immense baignoire aux pieds en or blanc...

_Ce n'est pas trop chaud ? Demande la brune à sa maîtresse avec une certaine crainte.
_Non. Dit la femme qui se prélassait dans le bain. C'est parfait. Merci beaucoup Tenten-san !

La brune fait une petite révérence, bien soulagée, et commence à se retirer lorsque :

_Excuse moi Tenten-san, mais... Peux-tu m'aider ? Demande la fille en lui tendant un tissu humide.
_Bien, Madame...

Tenten retourne là où elle était il y a deux minutes, et se met à genoux pour commencer à nettoyer le dos de la fille dans l'eau. Mouillant abondamment le linge, elle ne mollissait pas dans sa tâche et continuait sans s'arrêter de frotter la peau si pale de sa maîtresse. Si elle ne plaît pas, elle perdra sa place.

_Dis moi, Tenten-san...
_Madame... ?
_Ne m'appelle plus comme ça ...
_Pardon ?
_ Ne m'appelle plus « Madame », s'il te plaît...
_Mais, je ne vous suis pas...
_Je suis désolé de te dire qu'avec moi, ces politesses ne sont pas utiles. Dit elle confuse. Je ne souhaite pas que tu me montres un respect si tu n'en as pas envie...
_Et comment dois-je vous appeler alors ?
_Hinata. Comme les autres domestiques de cette maison lorsque je suis seule avec eux. En publique, par contre, tu seras obligée de m'appeler « Madame », pour ne pas perdre ton travail car mon père est très à cheval sur les règles, et j'en suis désolée...

Tenten sourit doucement, tête penchée, et dit un petit :

_Très bien, Hinata-sama...
_-Chan. Corrige la jeune femme. Hinata-chan. Et on se tutoie...

La servante rit aux éclats.

_Si on m'avait dit que je serai accueillie comme ça pour mon premier jour, j'aurai signé depuis longtemps ! Rit la brune en continuant de nettoyer Hinata. C'est la première maison où je suis employée et, c'est pas plus mal !

Hinata demande à sa suivante de lui apporter une serviette. Ce qu'elle fait docilement en sautillant. La fille sort de l'eau et se drape rapidement du drap de bain, aussi pudique que gênée...Comprenant la situation, la jeune femme sort avec un petit sourire sur le visage.

Hinata reste seule. Préférant son intimité pour ces moments. Elle se sèche rapidement, et commence à enfiler sa chemise de nuit, qui se trouvera sous son kimono de soirée. Glissant sur sa peau blanche, l'habit vint se poser de travers sur elle. Elle ajuste son vêtement qui lui retombait un peu plus bas que les genoux et appelle sa suivante, qui arrive immédiatement.
Hinata s'assoie sur le siège devant la sublime coiffeuse sur lequel se trouvent d'innombrables produits de beautés, de maquillages, de parfums, et tous, de très bonne qualité...

L'Hyugâ saisit une brosse à cheveux et commence à coiffer sa longue chevelure violette. La brune lui prend doucement l'objet et le fait à sa place.

_A quoi je sers sinon ? Dit elle en souriant tout en commençant à démêler les cheveux

Hinata sourit elle aussi, espérant que la fille voit son reflet dans le miroir : car elle espère qu'elles deviennent rapidement amies. Hinata, étant la fille du chef de Konoha, ne peut se permettre de sortir comme bon lui semble en dehors du jardin de la demeure ancestrale. Forcément, elle a peu d'amis, et tous, sont des domestiques ou presque...

_Hinata-chan ?
_Oui, Tenten-chan ?
_Tu vas à la réception de ce soir dans le jardin principal de Konoha ?
_Oui, souffle Hinata. Je dois être présente lors des grandes occasions, comme les repas entre les dirigeants des pays voisins, les sorties officielles, les inaugurations... Et il faut dire que son projet d'instruire tous les enfants de la Cité de Konoha est une première à notre époque et qu'avec lui, le progrès ne s'arrête pas !
_Oui ! Acquiesce Tenten en souriant. Nous sommes fier de cette école dans ma famille !
_Tant mieux ! Je ne me lasse pas de l'entendre !
_Mon jeune cousin doit même y faire son entrée bientôt ! S'exclame la domestique. Vous devez être fière de votre géniteur avec toutes les fêtes qu'il donne chez vous ?

Hinata continue de sourire mais ne répond pas ; encore une soirée comme toutes les autres. Elle se lasse un peu de toute cette mondanité dans laquelle, elle a été plongée depuis toute jeune. Mise à part ses cinq premières années où elle vivait chez une nourrice, la jeune Hinata avait toujours connu le luxe et le superficiel.

Hinata est superficielle lorsqu'il s'agit de choses belles. Les estampes traditionnelles de plusieurs mètres de long, les vases d'Oto, réputés pour la précision de l'émail, les fines broderies d'un kimono d'été... Et sa vie est belle.

Elle s'amuse beaucoup, elle étudie autant qu'elle le souhaite, elle peut lire tous les romans qu'elle souhaite, elle se trouve un peu jolie, elle peut manger à sa faim, elle dort autant qu'elle le désir, et elle est respectée par son entourage... Malgré que son père soit assez exigent avec elle, et qu'il ne lui laisse que peu de liberté, elle aime sa position. Elle aime le statut d'héritière de Maître Hyugâ et fait tout pour mériter les espoirs que mettent ses proches en elle. Donc, par définition, elle aime être : Elle. Hinata Hyugâ. Fille du chef. Fille d'un grand homme. Fille promise à un homme grand : Le Destin.

_Hinata, on va maintenant passer au plus sérieux. Le maquillage. L'habillage et la coiffure.
_Je n'ai pas le choix on dirait, rit elle.

Car comme dit la doctrine de la Cité de Konoha :


« A Konoha, tout est parfait, et tout le monde est heureux. »


**


Alors que deux jeunes femmes riaient comme si elles se connaissaient depuis de longues années, des coups brefs et décidés se firent entendre au dehors de la chambre et coupèrent court aux exclamations.

_Hinata-chan, puis-je entrer ? Demande une voix grave derrière la porte.

La jeune servante alla ouvrir à l'homme qui se découvrit être Neji Hyugâ. Le fils unique du frère jumeau de Maître Hyashi Huygâ qui est mort depuis maintenant une dizaine d'années...

_Es-tu prête ? Demande t-il en entrant avec de grandes enjambées.
_Presque, dit-elle en souriant. Grâce à Tenten-chan, j'ai mis beaucoup moins de temps que d'habitude !
_Tant mieux ! S'exclame le cousin en riant. Tu es trop tête en l'air et si l'on ne te materne pas un minimum, tu es toujours en retard...
_Oui, mais maintenant j'ai Tenten-chan ! J'irais beaucoup plus vite ! Elle est très professionnelle et très habile de ses mains pour maquiller !

Neji se retourne brièvement et regarde la jeune servante. Ses grands yeux blancs la fixèrent et un petit sourire en coin alla se loger sur ses lèvres ; les joues de Tenten étaient encore rouges des rires qu'elle avait tut en se faisant violence. Immobile, elle n'osait rien dire. Il était trop grand socialement pour oser parler en sa présence.

_J'ai l'impression que vous faite déjà la paire, vous deux...

Il soupira de fatigue en imaginant ce qui l'attendra si ses hypothèses sont fondées, et changea radicalement de sujet. Voyant qu'il gênait la brune...

_Il est l'heure. Nous devons y aller, Hinata...

La jeune femme prend une broche à cheveux qu'elle tend à son amie et attend que celle-ci lui installe. Une fois l'entreprise finie, Hinata se regarda dans le miroir.

Pour une fois, elle se trouvait magnifique. Elle s'était promise qu'aucun défaut ne sera trouvé dans sa somptueuse tenue composée d'un kimono bleu aux broderies représentant un cerisier en fleur en fils de milliers de couleurs aussi attractives que reposantes. Engagement tenu à sa plus grande joie grâce à sa nouvelle amie. Le col étant relevé sur la nuque, il lui donnait au moins trois années de sagesse en plus et une impression de confiance en elle conséquente. Son maquillage était fin, relevant ses traits parfaits, et les contours noirs qui enlaçaient ses pupilles blanches, comme la neige fraîchement tombée lors d'une rude nuit d'hiver, faisaient un contraste vertigineux qui emplissait son regard de douceur. La fraude colorée était comme une nuit, qui emprisonnerait la lune d'une couche tendre, de superficiel...

Ses longs cheveux, coiffés avec une élégance fragile d'une broche représentant une branche du même arbre que son kimono, étaient aux regards d'une douceur incomparable. Nul besoin de les caresser pour le savoir, la brillance de ceux-ci confirmaient toutes hypothèses les concernant...

La jeune Hinata regarda son cousin qui lui était simplement vêtu d'un kimono noir, traditionnel pour les hommes de hauts rangs et d'une ceinture blanche qui lui entourait les abdominaux. Ainsi simplement affublé, en allure d'homme droit, il faisait chavirer les coeurs avec ses longs cheveux noirs noués aux pointes. Et ce soir encore, il aurait la chance de se faire aborder par toutes les prétendantes au rôle d'épouse...

_Allons y alors, Neji-kun. Je ne voudrais pas dire, mais tu nous mets en retard ! Rit elle.
_Tu es bien moqueuse ce soir. Dit il en lui tendant le bras en souriant, qu'elle prit volontiers.

Le couple allait sortir de la chambre lorsque la fille se retourna vivement en lançant des grands appels pleins d'espoirs par ses magnifiques yeux maquillés à son amie tout en disant enjouée :

_Tu viendras bien ce soir !?
_Je travaille comme servante. Je suis obligée d'être présente jusqu'à ce que vous soyez dans votre couche, Hyugâ-sama...
_Tenten-chan ! S'exclame Hinata.
_Ce n'est pas en ma présence qu'il faut reprendre les usages, dit calmement Neji à l'employée. Ici, il manque un peu de convivialité par moments... J'encourage votre amitié, et naturellement, votre proximité.

Tenten se permit un sourire et laissa les deux bourgeois sortir de la chambre, en regardant le tendre sourire de la fille qui la salua une dernière fois par l'embrassure de la porte pour aller se rendre dans le jardin où la cérémonie allait s'engager. La fête allait enfin commencer. Aussi somptueuse que prévue, aussi grandiose que souhaitée. Comme voulu, au niveau des attentes, si ce n'est plus, du bon peuple de la cité de Konoha...

Cette soirée sera mémorable car :


« A Konoha, tout est parfait, et tout le monde est heureux. »


**


Ils sont tous derrière lui. Confiants. Fidèles. Ils veulent tous reconstruire un nouveau destin. Et partir de rien. Ensembles. Loin de toutes contraintes, de tout problèmes. Ils souhaitent pouvoir s'épanouir. Et c'est pour ça que, ce soir, ils attaquent. Ils bouteront ce menteur, cet escroc, ce vil Hyashi. Il prendra leur colère pour balle brûlante et ne pourra la redonner à un voisin.

Oui, ce soir, ils reconstruisent leur vie, en enlevant celle du chef de la cité de Konoha, et de ses proches.

Ce soir, la fête est finie car :


« A Konoha, tout est scandaleux, et tout le monde se soumet. »


**


_Hanabi ! Hanabi ! Dit la voix d'Hinata.
_Hmmmm... Chut. J'dors...
_On n'a pas le temps ! Bouge ! S'exclame brusquement celle de Neji.

La petite fille sort la tête de ses draps et regarde son cousin et sa s½ur s'agiter dans tous les sens. Ils couraient d'un bout à l'autre de la pièce et attrapaient des objets et des vêtements qu'ils fourraient en vrac dans des sacs immenses. La petite Hanabi pu remarquer les visages terrifiés des deux Hyugâ lorsqu'ils se rapprochèrent d'elle pour la vêtir de son manteau : Mais elle n'est même pas habillée. Pourquoi doit elle mettre sa veste, et aussi tard?

_Dépêche toi, Onee-chan ! Dit Hinata sur un ton suppliant. On a pas le temps de t'expliquer!
_Mais...
_Ne discute pas ! Crie presque Neji en jetant l'habit sur le lit.

Hanabi, peut désireuse de se faire encore crier dessus, enfile rapidement son manteau. Mais alors que son bras était coincé dans le revers de la manche et qu'elle allait se plaindre, son cousin plaqua la paume de sa main sur la bouche de l'enfant. Arrêtant ainsi tous les gestes de la chambre.

_Cherchez partout ! S'écrit des voix dans le couloir. On doit tous les avoir !

_Merde ! Souffle Neji avec rage. Ils sont arrivés trop vite !

Dans un mouvement brusque, il attrape la petite fille et donne un gros sac à dos à sa cousine aux cheveux violets et la tire vivement vers la fenêtre centrale de la pièce.

_Sort de cette chambre, Hinata !
_Non. Nous restons ensemble !
_Descend la première ! Crie t-il.

Des hurlements se font entendre dans le couloir ; Hinata fait un pas pour aller porter un secours qu'elle sait déjà inutile, mais Neji la retient par le bras avec force. Demain, elle aura sûrement un bleu à l'endroit où il la touche.

_Ils sont là pour détruire le parti. Et en même temps supprimer ton père et tous ceux qui ont un rapport avec lui. Nous sommes des cibles. Surtout nous qui sommes les héritiers d'Hyashi!

Hinata après une seconde d'hésitation se décide, elle jette le sac, et passe une jambe par la fenêtre. Elle saute du premier étage. Et tombe durement sur le sol, mais se relève assez vite.

_Rattrape Hanabi. Dit il.
_Ne me lance pas ! Dit la fillette en s'accrochant au pyjama de son cousin.

Il passe la gamine par l'ouverture et la lâche dans le vide. L'ainé la saisit au vol et la tient fortement dans ses bras. Le garçon jette une série d'objet comme des sacs, un katana...
Il commence à préparer son saut lorsque des bruits se font entendre dans la chambre.

_Attrapez le ! Crie une voix.

Les deux s½urs, se retenant d'hurler, regardent leur cousin entamer un combat et disparaître dans la chambre qu'il n'avait pu quitter à temps. Elles entendirent des voix parmi les bruits de sabres qui s'entrechoquaient : dont celle de Neji qui leur hurlait de partir et d'aller se cacher.

Hinata serre fort sa petite s½ur contre elle et attrape le katana au sol. Laissant les sacs derrière elles. Et les deux s'enfuient dans la nuit. Il les rejoindra, il n'a pas le choix.

Elle court dans le jardin principal de la demeure où, il a à peine trois heures se tenaient des centaines de personnes, et traversant les diverses végétations, se précipite dans le bois. D'habitude, des gardes surveillent la lisière la nuit comme le jour mais ce soir ; l'exception confirme l'attaque des rebelles, les gardes devaient être morts ou pire : capturés. Hinata déteste les rebelles. Des êtres immatures. Pour la plupart illettrés, comble l'intolérable aujourd'hui alors que son père fait tout pour que tous les habitants de la cité de Konoha soient instruits.

Ils n'ont aucun respect. Aucune décence d'esprit. Pas d'honneur.

Elle court toujours, sentant ses muscles brûler sous sa peau et son c½ur s'emballer toujours de plus en plus vite. Mais elle n'écoutait pas son corps. Continuant de courir avec plus de pulsions dévastatrices dans les jambes, serrant l'enfant contre elle comme jamais elle ne l'a serré de sa vie. Elle continue, et sans arrêt vers une destination inconnue.

Elle entend des cris dans les bois. Des hurlements de déments, possédés par la folie meurtrière. Courant encore à s'en arracher les poumons ; Hinata remarque un buisson assez touffue. Elle s'arrête devant et y cache sa petite s½ur sans la ménager.

_Reste là. Dit elle avec autorité.
_Ne pars pas ! Supplie l'enfant.
_Je vais chercher Neji. Si tu bouges, je te jure que je te ferais la tête jusqu'à ma mort !

La gamine, naïvement, accepte que sa s½ur la laisse seule.

_Ne fait pas un bruit.

Elle repart en sens inverse. Mais elle n'eut pas à aller très loin, car elle trouva son cousin, en piteux état mais bien vivant, à quelques centaines de mètres de la demeure familiale. Une plaie inquiétante sur le torse, et il saignait abondamment. Elle ne fit pas d'histoire concernant cette blessure avant d'être retournée auprès de la dernière des Hyugâ. Cachés dans le buisson.

_J'me suis fait prendre en ciseaux. Dit il en regardant sa cousine déchirer le bas de sa chemise de nuit en la raccourcissant jusque mi cuisse. J'ai pu sauter par la fenêtre avant que ça ne me soit fatal. Continue t-il en gémissement de douleur lorsqu'elle appuya sur l'hémorragie. Une chance que tu sois retournée en arrière, je n'aurais pas pu...

Il pousse un petit cri de douleur qui est très vite étouffé par les petites mains de la benjamine.

_Chut, souffle la fillette en caressant affectueusement les longs cheveux du garçon.

Des cris retentirent au loin. Perçants et effrayants. Ils ne troublèrent pas l'infirmière temporaire Hinata qui banda comme elle pu l'entaille, grande d'une bonne vingtaine de centimètre, si ce n'est plus. Une fois le pansement de fortune fait, Hinata ne perdit pas une seconde. Elle saisit le katana, et sortit du buisson. Elle dit préalablement avant de s'enfuir dans la nuit:

_Je reviens, juste le temps de les attirer ailleurs. Attendez moi...

Ce fut au tour de Neji de coller sa main sur la bouche d'Hanabi, qui tenta de retenir l'autre fille. Mais, conscient de leur cachette minable, ils ne pouvaient pas se permettre de ne pas faire de diversion. Ils la laissèrent partir seule, l'une trop jeune, l'autre blessé, se jeter dans les mains de l'ennemi.

C'était la dernière image qu'Hanabi et Neji eurent d'Hinata Hyugâ.


**


Des millions de questions assaillaient Hinata alors qu'elle attaquait des rebelles. Pourquoi ce soir ? Pourquoi eux ? Pourquoi maintenant, après ces années de silence ? Y avait-il un sens à vouloir assassiner des gens ? Que voulaient-ils tellement pour frapper en pleine nuit et aussi nombreux ?

Elle ne comprenait pas, alors, lorsqu'elle tombait nez à nez avec un opposant, elle agitait dans des envies de violences son arme et rendait les échanges de fers aussi tendue que sa haine à leur encontre. Ils suivaient ses coups du regard et tombaient sous le choc du Katana contre eux.

Elle déteste les rebelles. Ils ont blessé Neji. Dessein impardonnable, elle voyait clair dans le jeu de ces gens là. Ils voulaient juste se rendre intéressant et faire un coup d'Etat. C'était raté. Elle est là, et elle protégera les siens et Konoha, de l'attaque de ses naïfs.

_HINATAAAAA !!

Elle se tourne rapidement et voix sa nouvelle suivante qui se faisait emmener plus profondément par des hommes dans la forêt. N'écoutant que sa rage, l'héritière partit en courant dans la direction des cris de Tenten. Tenant à présent son épée à deux mains, ruisselante de sang, elle se jette à corps perdu pour arracher son amie des griffes acérés de ces rapaces puants.
Deux hommes tiennent la brune, l'un a un tatouage en triangle rouge inversé sur chaque joue et un sourire carnassier satisfait. L'autre, des petites lunettes rondes noires et un gigantesque manteau qui empêche la fille de deviner sa silhouette.

Tenten hurlait toujours en se débattant. Décoiffée, vêtemements de fonctions entrouverts. Elle gesticulait violemment pour tenter d'éviter ce qui allait sûrement se passer. Ce qui se passait souvent dans les nuits de doutes et de changement de politique. Hinata voyait tout cela dans son regard. Elle comprenait les tremblements de peur de son amie : soulager des besoins primaires d'hommes, et ensuite être tuée sauvagement. Hinata, en ne lâchant pas son arme, attaqua les deux garçons.

Commençant par le tatoué, elle lance plusieurs coups d'épées répétés dans le vent pour qu'il recule le plus possible vers les arbres derrière lui. Il esquive chaque attaque, et brutalement, il saute au dessus d'elle dans une pirouette vertigineuse et donne à Hinata un coup violent dans le dos. Par derrière. C'était un traître. La rage de l'héritière prit un autre tournant. Elle utilise sa chute vers le sol pour contrebalancer son poids et donner un coup avec ses jambes dans la tête de son adversaire qui s'écroule. Sonné par le choc de son crâne contre la terre, il sombre. Vaincu.

Hinata se relève à la vitesse d'un félin et fait face à son nouvel adversaire. Il tient Tenten par le poignet. Elle, gesticulant à grand geste pour se détacher. Lui, immobile, comme insensible aux mouvements de la servante. Tenten hurle à la violette de s'enfuir. De ne pas le combattre car il est trop fort. Hinata s'élance, ignorant les appels de sa nouvelle amie, et frappe de toutes ses forces l'homme.

Il esquivait avec une facilité déconcertante. Utilisant parfois son environnement pour contrer les coups de la lame; folle de rage. Une branche pour dévier. Une pierre en bouclier. Ces choses qu'il sortait de nul par faisaient de lui un excellent combattant. Elle savait qu'il allait être dur de le combattre, alors elle décida d'abréger son combat.

Elle saute sur le côté, attrape Tenten à la taille, l'arrachant à son ravisseur pour la déposer plus loin et rengage le duel. Il tient maintenant un couteau. Il ressemble aux sabres de suna, large, long, et courbé pour offrir les meilleurs mouvements. Ils s'élancent tout deux l'un contre l'autre et enchaînent les attaques : un combat chorégraphié aurait fait le même effet à Tenten qui regardait la scène.

Apres plusieurs minutes d'échanges vains, le type frappe le visage d'Hinata qui va atterrir un peu plus loin, contre un arbre. Il fonce vers elle comme un dément, avec en fond sonore, les hurlements possédés de la suivante... Elle roule sur le côté et, esquivant de peu l'attaque, assène un violant coup de paume sur la tête de son adversaire. Il tombe au sol. Evanouit...

La Hyugâ, se remettant de ses coups reçus, court vers Tenten et lui attrape la main en la tirant avec elle dans sa course. Elles partent sans se préoccuper de ses ennemis battus. Ces hommes seront exécutés au lever du soleil par son père, elle le sait très bien.

Elles couraient main dans la main et lorsque Tenten tomba au sol, Hinata s'effondra aussi.

_Relèves toi, vite ! S'écrit Hinata en la tirant par le poignet.

Mais la fille ne se relevait pas, pétrifiée, les larmes de terreur dévalant ses joues.

_Vite, supplie Hinata. Tenten ! Neji et Hanabi sont cachés, on va aller avec eux pour être en sécurité.
_Hinata... Sanglote l'adolescente.
_Je suis avec toi, n'ai pas peur ! Je te protège Tenten !
_Pardon...
_Lèves toi, vite, ils arrivent !
_Pardon...
_Mais pourquoi ? Pourquoi tu dis ça ?
_Je ... Je ... Pardon, Hinata...

L'héritière n'entendit pas la suite. Elle se reçu un violent coup derrière la tête qui la fit tomber au sol. Elle tente de se relever, mais en vain. N'entendant que les hurlements horrifiés de son amie qui la regarda tomber durement au sol...

Elles avaient été rattrapées...

Hinata sombre, laissant Tenten aux mains des rebelles, sa jeune soeur et son cousin dans leur buisson. Inconsciente des évènements suivants...


**


_Ne la touchez pas. S'écrit Tenten.
_Mais qu'est ce qui te prend Ten' ?! S'écrit une fille.
_Ne la touchez pas ! Je vous interdis de la tuer ! Rugit cette dernière.

Elle se rue sur le corps inanimé de sa maîtresse, et lui prend la tête entre ses mains, dans un geste maternel pour la protéger de ses amis.

_Je vais demander au chef de l'épargner. Elle... Elle a voulu me sauver. Mais il n'y avait aucun risque. Elle... Elle ne savait pas que c'était une mise en scène. Elle ne voulait que... Me protéger... De ceux que nous avons... Voulu lui faire... Croire...
_C'est très beau, Tenten, soupire un garçon, mais en attendant, elle a foutu Kiba et Shino hors circuit.
_C'était le risque, Lee ! Dit elle rageuse. Ils ont fait les malins, ils savaient très bien qu'il faut se méfier des Hyugâ ! Ils n'ont même pas eu le temps de montrer de quoi ils sont capables !

Elle serre contre elle la fille aînée de leur plus grand ennemi. Ignorant complètement les blessures des combats précédant qu'elle pouvait avoir. Ignorant l'avis de ses compagnons d'armes et d'idéaux.

_C'est une ennemie ! S'écrit un autre garçon. Il faut l'abattre ! Ce sont les ordres !
_J'ENMERDE LES ORDRES ! Hurle t-elle.
_Tenten... Soupire une fille.
_Temari... Dit la fausse servante en pleurant de plus en plus fort. Je t'en prie ...
_Je pense qu'il faut laisser le choix au chef. Dit une voix masculine qui imposa le respect des jeunes rebelles. Il est le plus apte à contredire ses propres règles. Tenten, attaches là, nous l'emmenons au quartier général. Si tu veux la garder en vie, tu l'exposes à la colère du chef...
_Merci. Sanglote t-elle. Merci Kakashi...
_Equipe Suna, allez chercher les deux tapettes qui se sont fait écraser. Equipe 10, aidez Tenten à la porter. Et gardez bien le katana !!

Kakashi fait signe aux autres unités de le suivre avec un geste de la main et ils partent dans la nuit vers le lieu de rendez vous de tous les membres de leur grande famille...

_Nous ferons un petit colis à Papa Hyugâ avec...


**



Voilà ! Le prologue est terminé .

Je tenais d'abord à vous dire, que je suis heureuse de commencer cette fiction en parallèle de ma première qui est en cours d'écriture, La Belle et le Clochard, que je vous invite à lire si vous n'avez pas eu l'occasion...

Pourquoi en commencer une autre?
Juste pour essayer de vous présenter autre chose. Un autre univers. Vous faire découvrir les choses que je peut créer lorsque je m'ennuie et dont j'espère, pourra vous divertir et vous faire passer d'agréables moments !

Evidemment cette histoire sera un U.A.

Et voilà =D

Merci de faire péter le compteur de commentaires ici, de dire vos impressions et de critiquer avec vos points de vue ! Ca m'aidera beaucoup !!

Merci d'avoir lu et à bientôt !!





M-chan.

# Gepost op vrijdag 17 april 2009, 13u08

Gewijzigd op woensdag 06 mei 2009, 16u39

Trahison Sentimentale : Chapitre 1 : Son Réveil.

Trahison Sentimentale  :  Chapitre 1  :  Son Réveil.
Trahison Sentimentale.

Chapitre 1 :

Son Réveil.





Lorsque Hinata reprit conscience, elle ne pu bouger car une douleur insupportable derrière la tête l'immobilisait complètement...
Tannant son cerveau comme s'il était prit dans un hachoir à viande, elle ne se risqua pas à se déplacer d'un millimètre pour l'instant... Apparemment, d'autres blessures toutes aussi préoccupantes, comme des éraflures un peu partout sur son corps, endoloris par le mal, et un affreux goût de sang dans la bouche qui se mélangeait à une sensation pâteuse sur sa langue due à son sommeil... Que c'était désagréable...

Elle gémit de douleur en ouvrant les yeux. Elle renonça à se redresser immédiatement, tant ce tout petit mouvement avait réveillé les élancements de ses plaies. Hinata regarde autour d'elle et la seule chose qu'elle pu voir, est le noir de l'endroit où elle se trouve. Un noir angoissant, total et vraiment sombre. Aussi sombre que la mort. Peut être l'était-elle, morte..? La mort étant inconnue, comme cet endroit...
Mais ce qui la détrompa sur cette funeste idée, ce fut une puanteur exécrable. Indéfinissable tellement elle remuait l'air de vertigineux relents putrides... Elle n'a jamais sentit une telle horreur de sa vie! Et pourtant, elle avait traîné une fois dans le centre ville de Konoha un soir avec son père... (Accompagnés de douze gardes, bien sûr!) Et à l'époque, elle avait trouvé que les ateliers des artisans auraient mérités une bonne aération... Mais là, elle trouvait que l'odeur sentie des années auparavant était encore supportable comparée à celle qu'elle avait maintenant sous son nez si délicat...

C'était plus dans un mélange de sang, de terre, de chair brûlée ou encore d'urine « fraîche ». Son odorat mis à rude épreuve, elle remue un peu la jambe droite. Faisant cliqueter des choses qui, elle l'avait bien compris, la retenaient prisonnière : des chaînes immenses et très lourdes. Ils ne voulaient pas qu'elle s'enfuie? Qu'elle magnifique marque d'affection...

_Tu es réveillée..? Souffle une petite voix vers sa droite.

Quelqu'un d'autre est dans cet endroit immonde ? Elle en aurait pleuré de bonheur, ou d'horreur, si elle n'avait pas si mal à la tête... Son sort n'était pas réservé qu'à elle. Une personne aussi se retrouvait dans les même conditions qu'elle, alors que... C'était trop inhumain, que ce soit fait à une personne, d'un camp ennemi ou allié. Personne ne devrait être retenu contre sa volonté dans un endroit si infect...

_Tu dors ? Renchérit la voix.

Elle était très douce. Sûrement celle d'un garçon. Hinata aurait pu vous faire un cours sur les personnalités en fonction des voix. Car comme on lui avait appris plus jeune : pour savoir à qui l'on s'adresse, il faut bien écouter la façon dont son interlocuteur parle. C'est la meilleure façon de se poser par rapport à elle afin de trouver rapidement une solution.

Son père, Maître Hyashi Hyugâ appliquait cette règle parfaitement. Il savait toujours comment on devait parler aux gens en face de lui pour les amener à croire en lui, et lui laisser la direction des grandes institutions de Konoha. Qu'il dirigeait d'une main de maître...
Évidemment, puisque personne ne venait se plaindre...

Et si personne ne vient se plaindre, c'est que tout est parfait, et que tout le monde est heureux, nan ?

Cette voix, elle l'imaginait appartenir à un jeune garçon de treize, ou de quatorze ans, tout au plus. Assez petit, brun foncé, et qui aime lire. Le genre d'enfant qui reste à veiller très tard le soir sous sa couette avec une bougie pour terminer dans la nuit, un nouveau livre qui le passionne. Elle est persuadée que c'est le genre de son colocataire...
Mais alors, pourquoi se trouve t-il ici alors que son histoire l'attend chez lui ?

_Hey ! Recommence t-il. Tu es vivante au moins?

Hinata, voyant qu'il s'inquiétait, essaya de dire quelque chose. Mais le seul son qui pu sortir de sa bouche fut juste celui d'une toux grasse, extrêmement douloureuse. Elle n'avait pas eu le temps de comprendre qu'elle avait un peu de fièvre, surtout que : son mal de crâne venait plus de ça, que du coup qu'elle avait reçu... Le jeune garçon soupire de soulagement et fait quelques mouvements pour s'approcher vers elle.

Retrouvant soudainement des forces, Hinata ne recula pas devant la douleur pour se retirer le plus loin possible de tout contact physique qu'elle s'attendait à avoir avec quiconque. Elle ne veut pas qu'on la touche dans cet endroit. Souris de bibliothèque ou non. Rebelle ou non. Personne ne doit la toucher, sous peine d'hurlements de terreur.
Car c'est ça, elle est tétanisée. De toute sa vie, elle n'avait jamais ressenti cette sensation. Celle d'être enfermée sans savoir si l'on va vous libérer un jour, ne pas savoir ce que l'on va devenir. Cobaye pour des expériences, marchandise pour un troc d'esclaves, otage pour un possible échange contre des « droits » pour les rebelles...

_Tu n'as pas à avoir peur de moi... Souffle t-il bienveillant.

Elle ne répondit que par une toux puissante et des gémissements fiévreux. Les mots étant pénibles à sortir... Des élancements dans les membres lui arrachèrent un son. Un petit cri de douleur qui ressembla plus à un appel au secours...

_Hey... Recommence le jeune garçon. Ne fait pas de bruit... Ils vont venir sinon...

Sa voix traduisait toute la peur qu'il ressentait par rapport à eux. Hinata se mit à trembler soudainement. Il n'y avait pas que de la peur, il y avait aussi de l'angoisse ! Oui, que faisaient-ils dans cet endroit ? Que leur réservait-on ? Qu'allaient-ils devenir ? Survivront-ils seulement? Pourquoi ne l'avaient-ils pas tuée, ces gens qui la retenaient prisonnière avec ce jeune garçon?

_Tu peux... Parler ? Demande l'enfant.
_Hn... O... ui...

Il soupire de soulagement. Elle devina qu'il faisait un petit sourire dans le noir.

_Je m'appelle Naruto Uzumaki... Dit il en se rapprochant tout doucement. Ne bouge pas...

Hinata sentait qu'il n'allait rien lui faire, c'était dans sa voix qu'elle ressentait cette sensation.

_Je... Je ne te ferais rien... Souffle t-il.

Il se met assez proche d'elle, ignorant complètement que lui aussi, est accroché par des chaînes.

_J'ai l'impression que tu vas claquer...
_Nan, dit elle difficilement. Mais... J'ai...
_Tu as quoi ?
_J'ai mal à la tête...
_Tu as dû recevoir un mauvais coup... J'ai l'impression, qu'ils en ont chiés pour t'avoir. Comment t'appelles tu?
_Hi... Hinata...

Elle hésita quelques secondes à décliner son identité complète. Pouvait-elle seulement penser avouer à un inconnu, en terre ennemie, qu'elle est la fille aînée de l'homme à abattre pour les rebelles ?

_Hyugâ...

Lorsque l'on est chez des gens que depuis sa plus tendre enfance, l'on considère comme les « méchants », il valait mieux que la réponse soit : oui...

_Hyugâ ? S'étonne le garçon. Comme... Hyugâ ? La fille Hyashi Hyugâ ?
_C'est mon père, oui...
_Veuillez excuser ma proximité Hyugâ-sama. Dit il en faisant cliqueter ses chaînes. Je ne savais pas que vous étiez la fille de mon employeur. Rajoute t-il respectueusement.

Elle n'avait pas la tête à parler de quoi que ce soit. Tout tanguait. A droite, à gauche. Devant derrière. Au dessus. Au dessous. Seulement les chaînes restaient immobiles. Lourdes et bruyantes... Les siennes et celles du garçon, qu'il avait déplacées pour probablement faire une salutation respectueuse : qu'elle ne pu voir dans le noir étouffant...

_On est ... Où ?
_Chez l'ennemi, ça c'est certain. Dit il pensif. Mais je ne saurais dire où nous sommes exactement...
_Ca fait combien de temps... Que... Nous sommes ici ?
_ Je ne sais pas, mais quand je suis arrivé vous étiez déjà assommée et attachée.

Elle entendit la petite voix de Naruto Uzukami lui parler encore quelques secondes, mais elle n'entendait plus. Elle revoyait les flashs de ses derniers moments de conscience.

La soirée d'inauguration, Neji débarquant dans la chambre des deux s½urs en criant, la fuite avec Hanabi, le buisson, Neji blessé, la blessure, le sang, sa colère, ses combats, Tenten...

_Tenten... Sanglote t-elle.

Elle commençait à pleurer, la douleur de ses membres lui hurlait de ne pas bouger mais sa passion eut raison de sa souffrance. Tenten avait été seule devant des rebelles. Que lui avaient-ils fait ? Elle priait pour qu'elle soit morte immédiatement.
Elle préférait ça, que de savoir qu'un homme l'eut violée, torturée pour la voir parler, et assassinée. Sans une once de remord...

Hinata se remue, et tente de se mettre debout en s'accrochant aux murs avec ses ongles. Elle avait mal partout. Le moindre geste, lui donnait envie de se suicider pour ne plus sentir les élancements dignes d'un supplice. Elle finit par se mettre debout, invisible au jeune garçon qui l'avait aidé à se lever et elle se mit en tête de tirer sur ses chaînes. Chimériques projets, car elle ne les bougea pas d'un centimètre, bien qu'elle eut mis toutes ses forces dans cet ouvrage...

Elle tenta encore trois fois. Retournant sur le sol poisseux à chaque tentative dans un fracas monstrueux de cliquetis métalliques. Complètement vidée, à bout de souffle, et au bord du désespoir le plus profond, elle pleura toutes les larmes de son corps. Pensant à ses proches... Et à la honte que devait ressentir son père, ce qui n'arrangeait rien à son état. Elle pleurait aussi pour les médisances que sa famille devra essuyer par rapport à leur image, la savoir du côté opposé, c'était le pire suicide social possible pour les Hyugâ ! La fille du chef, et elle seule, capturée par les pires ennemis du parti...

C'était un déshonneur pour sa famille, et surtout pour elle...

_Ne pleurez pas. Dit avec angoisse la voix de l'enfant. Ils vont...

Mais avant qu'il ait eu le temps de finir sa phrase, la porte de la cellule s'ouvrit à la volée et un homme gigantesque entra dans la salle. Il avance d'un pas décidé et attrape Hinata par le col de sa robe de chambre en lambeaux et sûrement d'une crasse repoussante, et hurle :

_TU VAS TE TAIRE, OUI ?! ON ENTEND QUE TOI !

L'homme inconnu, illuminé de dos par la lumière aveuglante du couloir envoie une gifle monumentale à Hinata qui se retrouve au sol sur le coup. Projetée comme une vulgaire poupée de chiffon qui s'étala de tout son long par terre. Il se retourne et part en claquant la porte d'un grand coup, sans demander son reste...

_Ca va ? S'enquit le jeune garçon. Vous allez bien ?

Elle chercha la main de l'enfant qu'elle saisit sans attendre lorsqu'elle la trouva. Lui faisant une légère pression dessus pour lui faire comprendre qu'elle survivrait, tout en massant son visage blessé, là où la brute venait de frapper, et là où il s'était fracassé contre la terre. Mais elle ne pu s'empêcher de penser que le gamin possédait des grandes mains d'hommes. Et pas celles d'un enfant, comme elle l'avait cru encore il y a à peine deux secondes...

_Je vous avais dit de ne pas faire de bruit...
_J'en tiendrais ... Compte... A l'avenir...

Elle avait momentanément arrêté de pleurer. Mais ça la repris bien vite, lorsqu'elle fut timidement enlacée par ce qu'elle découvrit être un jeune homme grand et bien bâti. Peut être plus âgé qu'elle si elle en croyait les muscles qui la serraient...

_Ce n'est pas grave, souffle t-il de sa voix d'enfant pur.

Elle s'agrippa aux pauvres vêtements de l'Uzumaki et enfonça sa tête dans le creux de son cou pour y pleurer de tout son saoul...

_Tu n'es pas toute seule, Hinata...

Sa voix avait soudainement pris un grain plus viril. Comme si rien de ce qui venait de se passer était réel. Ce quelle espérait de tout son coeur. Mais ce n'était pas suffisant pour qu'elle se calme.

Ce n'était pas suffisant du tout ...


**


Premier chapitre fait !
Ca va? Vous n'avez pas attendu trop longtemps? Ca doit vous changer de l'autre fic nan? xD

Comme vous l'avez bien compris, la pauvre Hinata s'en prend plein la tronche... Et c'est pas fini ! Au contraire! (Ok, je ne ferais pas mon rire sadique...)

Vous saurez plus de choses sur le cas de Naruto dans le prochain chapitre qui viendra assez vite je pense...
Si vous pensez à quelque chose sur son cas, faites moi en part, s'il vous plaît...

(Histoire de rire un bon coup...)

Voili Voilouuuu !! =D

Sur ce, je vous laisse...

Dessin fait par Ma Petite Dessinatrice Personnelle =D Que je remercie encore !

M-chan.

# Gepost op zaterdag 09 mei 2009, 04u11

Gewijzigd op zaterdag 15 augustus 2009, 09u52

Trahison sentimentale : Chapitre 2 : Sa Tentative

Trahison sentimentale  :  Chapitre 2  :  Sa Tentative
Trahison Sentimentale.


Chapitre 2 :


Sa Tentative.




Pendant des heures entières, Hinata avait pleuré sans relâche dans les bras de Naruto.

S'accrochant désespérément aux vêtements de son colocataire, aussi poisseux que les siens, elle ne prit que quelques minutes de répits entre un flot de larme au bout d'un moment, pour recommencer aussitôt...

Emotionnellement, elle était instable et fragile. Complètement perdue dans ce qu'elle espérait être un rêve. Mais pour l'instant, c'était un véritable cauchemar ! Le pire de toute sa vie ! Et elle en avait fait des horribles... Ceux où l'on se réveille en pleine nuit, après avoir rêvé d'un assassinat d'une personne proche, tremblant et transpirant de tout son corps, et l'où on court hors de sa chambre pour vérifier que la personne concernée est toujours vivante, endormie paisiblement... Ces cauchemars là, n'étaient rien comparé à la terreur qui l'habite. Guettant le moindre bruit suspect, de pas qui se dirigerait par ici pour les battre, d'hurlements de douleurs d'une personne dans une autre cellule, ou même la lueur d'espoir qui ne venait pas, inaudible ... Respirant l'odeur de chair malmenée, la puanteur infernale qui la rendait malade et l'empechait de réfléchir sainement...

D'ailleurs, elle ne comprenait pas pourquoi le jeune homme n'avait pas les mêmes réactions qu'elle...

Il avait sûrement dû l'avoir avant, voilà tout. Où peut être qu'il n'en avait pas besoin. Lui, il ne tremblait qu'à travers ses tremblements à elle, et ne pleurait, qu'à travers ses larmes à elle. Hinata sait qu'il est militaire. Et un militaire, ça ne fait pas du tout le même cinéma que les femmes. Un militaire, n'est jamais désemparé. Il fait face dans toutes les circonstances, même les plus délicates...

Naruto Uzumaki. Septième régiment. L'Elite des forces terriennes.

Ah ? Elle se rappelait encore de ça aujourd'hui ? Elle se soulageait elle-même d'avoir des morceaux de mémoires aussi nettes. Mais vu la situation, elle se serrait contenté de miettes...

Naruto Uzumaki...

_Ca va mieux ? Souffle le soldat.
_Oui, renifle t-elle. Merci...

Elle s'était complètement arrêtée de pleurer. Maintenant soulagée de « connaître » quelqu'un ici finalement...

On ne pouvait pas dire qu'elle le « connaissait ». Ce n'est pas correct. Seulement, par le passé elle avait dû apprendre par c½ur les noms des membres des grandes troupes, pour des raisons dites « expérimentales ». Oui, il parait que lorsque le soldat sait que son chef le connaît, il est plus performant. Car il veut prouver qu'il est digne de lui. Ca le motive, en quelque sorte... Alors, elle avait appris l'identité de chaque personne des troupes d'Elites. Des nuits entières de travail, de lecture de dossiers, des litres de thé avalés, en compagnie de son cousin qui avait eu la même besogne qu'elle...

Elle en avait appris des choses ! Ca, pour s'être introduit dans les vies des gens, elle avait eu sa dose pour au moins mille ans ! Mais, au bout de tous ses efforts, il y avait eu une visite officielle dans la caserne et lorsqu'elle eu rencontré chacun des hommes, salué, et encouragé, elle pu constater un changement d'humeur générale... Les jours suivant, on avait observé une montée d'effort chez les soldats par les généraux. Selon sa petite s½ur c'était une sorte de manipulation indirecte, mais elle, Hinata, ne l'avait pas vu comme ça...

Chaque visage qui s'était illuminé ce jour là, avait été comme un rayon de soleil qui s'abattait sur la cité de Konoha...

_Merci...

Et Hinata préfère la lumière à l'obscurité...

Elle se détache de lui et s'assoit correctement contre le mur. L'enfermement, les chaînes, les blessures, les larmes et la fièvre, c'est un peu comme le cocktail Molotov de la santé. Ca vous pompe toute l'énergie et vous laisse à demi conscient de ce qui vous entoure. Et vous ne retenez que le plus important : le manque de liberté.

_On va sortir quand ? Demande t-elle.
_Pas aujourd'hui, en tout cas...

Elle soupire, et lui s'assoit à côté de la fille de son patron. Hinata pose sa tête brûlante sur l'épaule du soldat.

_Pourquoi restes-tu aussi calme..? Demande t-elle après un long moment de silence.
_J'ai de l'entraînement. J'ai l'habitude de passer des jours entiers enfermés.
_Ah oui... Dit elle fiévreuse. L'Elite et leurs préparations aux combats...

Naruto passe la main dans ses courts cheveux et ricane. Ca, pour avoir été entraîné, il avait été entraîné ! Des semaines entières dans une cellule...
Lors de ces « essais », on leur confiait à chacun un secret et ensuite, on les emmenait dans une salle comme celle-ci. Mais qui ne sentait pas la gerbe et la pisse. Là bas, ils subissaient des tortures et ils ne devaient pas révéler les mots sous des peines très lourdes.

_J'ai déjà dit à mon père que c'était exagéré...
_Non, dit il. Comme ça, nous savons à qui faire confiance. Nous savons lesquels de nos compagnons d'arme nous trahiraient si l'on était attaqué et que l'on a besoin d'aide. Lesquelles sont fiables... Ceux qui peuvent entendre nos secrets et les garder pour eux même s'ils subissent les pires tortures...
_C'est vraiment...

Elle ne termina pas sa phrase car elle fut prise par une grosse toux qui lui déchira la gorge de part en part. Elle ne pu reprendre son souffle tout de suite. Respirant avec difficulté, elle renonça à parler pour l'instant.

Mais Naruto pris le relais tout seul, un brin de malice dans la voix. Comme s'il avait besoin de parler. Comme si le silence pesant que cet endroit leur infligeait l'effrayait...

_J'ai eu dix-huit ans le mois dernier.

Il ria doucement pour ne pas qu'on l'entende du couloir.

_Mon meilleur ami, Sasuke Uchiwa, a voulu fêter ça avec les gars de la caserne. Pour une fois qu'il a une envie celui là, intime t-il à la fille. Bref, oui, Sasuke a fait rentrer des litres de sake en douce et il les a planqué sous les lattes du plancher dans le dortoir collectif.

Il rit encore mais en se plaquant les mains sur la bouche cette fois pour étouffer au maximum.

_Tous ensemble, on a bu comme des ivrognes. On a fait les cons toute la nuit et puis on a voulu, je ne sais plus pourquoi, aller se laver. Tous ensemble on est allés dans les vestiaires. Avec Sasuke, on a regardé les autres entrer dans la douche collective et on a attendu qu'ils soient sous l'eau... Ils chantaient, et ils nous appelaient pour qu'on vienne les rejoindre... Mais nous deux, on a chipé tous les vêtements et toutes les serviettes et on s'est barré en les laissant... On était jeté, on ne savait plus trop ce qu'on faisait. Dit il pour se défendre. Et c'est alors qu'une fois dans notre piaule, et les fringues par terre en vrac, on a regardé par la fenêtre tous nos copains courir à poil dans la cours de la caserne en hurlant qu'ils nous ferraient la peau... Ils avaient encore plein de savon sur eux et n'avaient aucune pudeur !

Il se mordait les lèvres pour ne pas exploser de rire et refaire venir le garde et sa grosse voix.

En tant normal, Hinata aurait participé à son hilarité mais son état ne le lui permettait pas. Mais elle se promit de repenser au souvenir de Naruto et d'éclater de rire pour lui faire honneur lorsqu'elle serait chez elle et en meilleure forme. Elle imaginait la scène et rien que ça, elle serait partie en fou rire si elle se portait mieux que maintenant...

_Mince, j'aurais peut être pas du dire ça... Rit il nerveusement.
_Ne t'en fais pas... Souffle t-elle.
_D'accord. Dit il soudainement serein. Mais après ça, on a morflé... Le commandant est arrivé le matin et nous a fait courir autours de Konoha. Ca a été terrible. T'as déjà couru trente kilomètres avec une gueule de bois ?
_Bien sûr ... Ironise t-elle.
_Ah, c'est vrai, tu ne bois pas...

Elle s'étonna de ces mots. Comment savait-il ça ? Instinctivement, elle retira sa tête de son épaule...

_Tu refuses toujours quand on t'apporte quelque chose d'alcoolisé. Dit il naturellement. Tu sais, pour nous, les militaires, et même les civils, te voir dans les grandes occasions de Konoha, c'est presque une religion... Tu devais le savoir déjà... Parce que, à chaque fois... Tu fais des efforts pour plaire au gens et ... On le remarque tous... Oh ! Tu pleures encore ?!
_Non, dit elle en essayant de camoufler ses reniflements puisqu'il ne voyait pas les larmes dans le noir. Non. Je ne pleure pas.
_T'es une menteuse, soupire t-il amusé. Te mets pas dans cet état parce que je te dis que t'es belle. Qu'est ce que ça serait si j'avais dit le nombre de mes compagnons qui sont amoureux de toi !?
_Nan. Nan. Je...

La tête lui tournait comme si elle était une bouteille, jetée dans une tempête terrible. Soudainement, lorsqu'il lui eut dit que le peuple remarquait qu'elle faisait ça pour lui, elle eut des flashs.

Tenten qui rit. Tenten qui la coiffe. Tenten qui la maquille. Tenten gênée devant Neji. Tenten qui lui disait qu'elle la trouvait belle. Et puis, maintenant, c'était d'autres. Tenten qui se débat. Tenten qui hurle. Tenten qui tombe. Tenten qui pleure. Tenten qui lui demande pardon. Tenten qui disparaît... Tenten qui hurle son prénom... Tenten... Seule...

Hinata se décolle de Naruto précipitament, passe la tête sur le côté droit et vomit la bile de son estomac. Malade de ses erreurs. Malade de ses fautes. Malade de sa trahison. Elle s'en voulait à mort. Pourquoi n'avait elle pas porté son amie sur ses épaules ? Pourquoi ne l'avait elle pas traînée pour l'amener en lieux sûr ? Pourquoi avait il fallut qu'elle s'évanouisse ? La honte qu'elle ressentait la rendait malade encore plus si possible. Pourquoi ?! Qu'on lui explique pourquoi ! Alors qu'elle vomissait son dégoût pour elle-même, elle ne pouvait s'empêcher de se poser des questions auxquelles elle n'aurait probablement aucune réponse...

Elle entendait des cliquetis, ses cliquetis et ceux de Naruto qui s'était jeté à ses côtés pour l'aider, même s'il ne servait qu'à tenir ses longs cheveux et sa main, qu'elle crispait dans la sienne.

Il parait que l'on reconnaît les personnes importantes lorsqu'ils vous tiennent la main dans le besoin. Il parait que les vrais amis sont les premiers à retenir votre chevelure lorsque vous rendez...

D'un coup de manche de chemise de nuit, elle s'essuie la bouche et se rassoit. Elle se détestait. Elle se haïssait. La pauvre Tenten...

_Pardon...

Naruto passe la main sur son front et dit simplement.

_Faut des médocs.

Il se leva, encore pleins d'énergie, et dans le noir il tâtonna le sol à la recherche d'un objet. Il trouva une pierre qu'il ramassa immédiatement. Il la lance contre le mur et se met à hurler comme un dingue, tout en secouant ses chaînes dans tous les sens, pour que les cliquetis résonnent dans cette cellule et ameute un garde.

La porte s'ouvrit à la volée en illuminant la salle, et un géant apparu avec apparemment l'idée de fermer le clapet du fidèle soldat de la cité de Konoha.

Hinata qui mit son bras par réflexe devant ses yeux pour lui épargner une dilatation trop spontanée de ses pupilles, ne remarqua pas les yeux rouges de colère de Naruto et sa rage qui le prenait au corps que pouvait voir le géant. Possédé, il dit :

_Donnez lui des médicaments ! Sinon elle va...
_Fermes là ! Merdeux ! Coupe t-il en hurlant.

L'homme qui avait une cicatrice profondément ancrée horizontalement sur le nez, s'élança sur Naruto et le frappa au visage. Le soldat ne bougea pas d'un millimètre et, comme s'il était devenus un homme surpuissant en moins de deux secondes, il se jeta sur le rebelle.

Naruto ne se contrôlait plus. Utilisant ses chaînes pour l'étrangler, il se tenait sur le corps de l'opposant et tentait tant bien que mal de lui régler son compte. Rapidement, il cessa de se débattre, ses grognements de porcs se turent, et ses tentatives de respirer devinrent vaines...

Ses mains finirent par lâcher leurs emprises sur les bras du jeune homme, arrêtant tous mouvements, et tombèrent au sol, immobiles...

Hinata compris à cet instant que Naruto Uzumaki, venait d'assassiner un homme pour elle...

Mais le temps de bien l'intégrer, le jeune homme avait fouillé les poches du mort et avait déjà trouvé les clefs. Il se dépêche de se libérer, et fait tomber les lourdes chaînes au sol, armes ultimes, dans un fracas impressionnant, puis il court vers Hinata pour ouvrir les serrures de métal qui l'emprisonnait encore. Une fois fut-elle aussi libre, il attrape ses poignets et d'un coup bref, la pose sur son dos et la porte sans lui demander son avis. L'emmenant dans le couloir en courant une fois qu'il eut vérifié que le champs fut désert, il pris les directives de la suite. Comprenant tout au ralentis, Hinata s'accrocha à ce qu'elle vu être un T-shirt de l'armée, celui qui se trouve sous l'uniforme des soldats, et fit confiance au meurtrier pour la suite.

Même si une personne était morte, elle ne regrettait pas d'avoir été la cause de la perte humaine d'aujourd'hui. C'était un rebelle. Dès le début, il savait que quelqu'un serait là pour le tuer. Elle n'était pas dure, juste réaliste; Naruto fut l'exécuteur, voilà tout.

_Allez, accroches-toi ! Dit le blond à la fille de son chef.

Elle allait si mal que ça ? Elle ne s'en rendait plus compte de son état...

La fièvre la prenant au corps et elle transpirait abondamment. Le moindre mouvement, lui coûtait un supplice terrible et même si Naruto la portait sur son dos, à chacun de ses pas, elle était secouée par sa course.

Naruto tourna à droite. Ignorant tout de l'endroit où ils se trouvaient. Puis à gauche. Encore une fois à gauche. Les couloirs étaient sombres et les murs se ressemblaient tous ! Un labyrinthe de portes, de chandelles miteuses et de briques peintes grossièrement en noir. Morbide sobriété qui lui donnait envie de fuir de toutes ses forces.

Il remontent la descendante de son supérieur convenablement sur son dos et, s'entend le poids de cette dernière devenir trop lourd pour ses heures de jeun, il décidé de faire une petite pause. De toute façon, elle en a besoin, vu ses gémissements de douleurs...

Il la pose sur le sol, et accroupi pour reprendre son souffle, il observe la jeune femme.

_Hinata... Hinata ! Se pressa t-il de dire en la voyant de face.

Elle n'allait pas bien du tout.

La bouche entrouverte de déshydratation, elle commençait à tourner de l'½il. De tous les scénarios envisageables, le militaire n'aurait pas souhaité celui-ci pour tout l'or du monde. Elle commençait à trembler de tous ses membres. Grelottante, il enlève son maillot de corps qu'il l'oblige à enfiler. Observant la galère à travers les mouvements difficiles pour mettre le vêtement, il déchira les manches de gestes précis. Il s'étonna de voir qu'elle respirait de plus en plus difficilement, en ayant des grandes bouffées qui ne l'aidait apparemment pas à assouvir les besoins pressants de ses poumons...

Des cris venant probablement de leur ancienne cellule se firent entendre comme s'ils étaient tout proches. Naruto saisit vivement Hinata et la repose sur son dos. Se dépêchant de foutre les voiles le plus vite possible et lui prodiguer les premiers soins.

Même si Hinata ne comprenait plus rien et qu'elle se laissait faire, elle admira le sang froid dont il faisait preuve. Il ressemblait à Neji. Imperturbable, serein... Les situations périlleuses ont dû l'endurcir jusqu'au plus profond de lui. Naruto ne tardait pas à prendre des décisions et à choisir des directions. C'est tout à son honneur...

Elle tenait sa main qu'il avait capturé pour la soutenir au plus possible sur son dos.

L'espoir inaudible de tout à l'heure s'était transformé en de grosses respirations saccadées par une course effrénnée. Naruto representait à lui seule la petite lueur qui ne se tarrissait pas en elle. Et elle se remettait complètement à ses choix...

Pour elle, il avait pris des risques. Pour elle, il avait tué. Pour elle, il avait réussi ce qui semblait impossible...

Dans la vie, on rencontre des personnes dans des moments désespérés et seule leur présence auprès de soi, leurs efforts et leurs exploits, peut faire des miracles. Naruto fait partie de ces personnes. Hinata se promit à cet instant, dans sa fièvre quasiment volcanique, de toujours, et quoi qu'il arrive, faire confiance à Naruto Uzumaki. De ne jamais douter de lui et de ses choix, même s'ils finissent par un échec. C'est lui qui s'occupe d'elle alors qu'elle n'est qu'un poids qui le gène. Car c'est Naruto Uzumaki qui met sa vie en péril pour la gamine qu'elle est.

C'est Naruto et personne d'autre qui parvient à lui donner l'envie de ne pas s'abandonner...

Elle ne doute pas des décisions de Naruto. Et ce ne sera pas de sa faute s'ils se font surprendre par l'ennemi, comme maintenant. Non, ce n'est pas parce qu'il a pris un mauvais tournant dans sa course qu'ils se trouvent en face d'une troupe de rebelles.

_Hinata, accroches toi.

Naruto fonce vers le mur humain qui se dressa devant lui. Courant comme un malade en hurlant, en espérant qu'ils se poussent par réflexe, mais rien. Il fut arrêté par un gaz orange qui lui boucha la vue. Un brouillard épais et étouffant avec une odeur de souffre lui bloqua partiellement la respiration.

Puis il glissa au sol, tenant la chemise de nuit en lambeaux d'Hinata pour ne pas qu'elle ne tombe de son dos maintenant très proche de la terre. Perdant conscience rapidement, il entendit parmi les hurlements qui les entouraient :

_Ce n'est... Pas ta faute ... Naruto...

Et dans une dernière tentative, la petite voix d'Hinata lui souffla doucement :

_Merci d'avoir... Pris ce... Risque, Naruto...

Il sentit la tête fiévreuse tomber dans sa nuque, princesse endormie, et il s'évanouit lui aussi en regardant des animaux les entourer, riant et criant leur victoire sur les deux prisonniers retrouvés...

Ce qu'il leur arriverait après, Hinata s'en fichait complètement en sombrant encore une fois.

Elle s'en fichait, car elle avait trouvé un ami à qui faire confiance aveuglément...


**


Amis du soir, Bonsoir !
Amis du jour, Bonjour !

Ce qui est horrible avec les fins de chapitres, c'est la relecture, et la mise en page...
Mais c'est aussi le petit mot de l'auteur, par ce qu'on ne sait jamais quoi mettre.... ^^'

Hum, je tenais juste à dire que ce chapitre a été terminé sur mon nouvel ordinateur. Et oui, on m'a offert un PC portable pour mes dix huit ans! =D *_* (Quand je pense qu'il m'attend patiemment, toute la journée, dans ma chambre... *soupire amoureux* ) Voilà =D (il ne manque plus qu'internet dessus et il sera parfait T.T)

J'ai presque fini le troisième chapitre! Donc il viendra rapidement, je crois ^_^
Je sais pas pourquoi, mais j'ai de l'inspiration en ce moment ...

Espérons que ça dur! Mais en attendant, j'attend vos réactions =D
Je vous embrasse, en priant pour que vous ayiez passé un agréable moment en ma compagnie !


Encore une image de Ma Dessinatrice d'Amour ♥


(Si j'ai fait des fautes, ne m'en tenez pas rigueur, merci... J'ai fait le plus vite possible pour vous contenter en ne faisant qu'une seule relecture... )


M-Chan.

# Gepost op dinsdag 19 mei 2009, 17u19

Gewijzigd op zaterdag 15 augustus 2009, 09u52